« On a dit et écrit, dans ces derniers temps, qu’il est ridicule de vouloir amuser les enfants en les instruisant, et que cette manière ne vaut rien. Néanmoins ; est-il bien certain qu’il soit absolument nécessaire de s’ennuyer pour s’instruire, et que la fatigue et l’ennui soient les seules bases de la science ? »
Madame de Genlis, XVIIIe.

Extrait du texte du spectacle la Grande et la Petite Pandore créé au château de Longchamps en 2015.

Un bureau, un salon, un lieu ouvert entre le 17ème et le 19ème siècle, deux femmes. Ainsi pourrait être la didascalie introduisant le spectacle. Deux femmes, deux univers, deux perceptions du monde à l’opposé l’une de l’autre.

L’une est égocentrique, d’un esprit rebelle, a passé sa jeunesse à étudier, parle beaucoup et chante à l’occasion. L’autre est plus naïve, joue de la harpe, voue sa vie au plaisir et ignore qui elle est réellement. Toutes deux fantasment leur vie de femmes, discutent et échangent sur le rôle de la femme, l’éducation des enfants, l’amour et la frivolité.

Dans un joyeux mélange, nos salonnières s’approprient les mots, rendent hommage et dénoncent. Au gré des notes de harpes et des morceaux choisis, on entendra des textes de Madame de Genlis, Honoré de Balzac, Jean-Jacques Rousseau, Molière et La Fontaine.

Loin de vouloir tracer un rappel historique de ce qu’étaient les salons, ce spectacle est simplement inspiré de l’embryon de féminisme de l’époque. On écoute la beauté de la langue, on découvre des pièces musicales, on rit et on s’aperçoit que les temps ne changent pas tellement.

Avec :

Natacha Kowalski, textes et chant

Primor Sluchin , harpe et textes

Mise en scène de Sarah Cerri

www.lesartsacirer.be

 

Présentation du spectacle « La Grande et la petite Pandore » (à 14min). Merci à RTC et Françoise Bonivert.